mercredi 28 septembre 2011

Début des choses sérieuses


Oui je sais ça fait un mois que mes postes s'intitulent, "Premier ceci" "découverte de celà" mais que voulez vous ?- je n'ai aucune imagination pour les titres. Après 3 semaines de cours de russe intensif le programme commence à se diversifier, et mon aventure prend un virage tout en accélérant... il faudra donc s'accrocher pour ne pas quitter la route.


Rendez vous chez le Décanat :


Hier matin, alors que je n'étais pas spécialement en avance, la surveillante de l'étage m'apprend que j'ai rendez vous avec le doyen. Je me doute que l'entretien sera centré sur le début des leçons de construction, et j'ai raison. Comme je le disais précédemment, je sens mon russe encore un peu trop fragile pour suivre des cours d'ingénierie (ceux qui ont suivi les cours de plasticité ou de métallurgie en IM me comprennent sûrement, je leur tape la bise au passage). Le décanat a suivi le même raisonnement et me propose donc d'alléger un peu la barque en reportant certains cours au deuxième semestre. Il me propose aussi de suivre les cours seul avec le professeur afin d'être sur d'aller à mon rythme. Si la première proposition me parait  très alléchante, la seconde m'étonne carrément ! Je suis plus que ravi que l'université s'investisse autant dans ma formation.


Je choisis donc les cours à plus haute valeur ECTS pour le premier semestre, comme ça j'aurais deux tentatives pour les valider. De plus, ce sont aussi les cours les plus techniques, la langue dans laquelle ils sont dispensés est donc plus proche de celles (universelles) de la raison et du bon sens que du russe. Je suivrais donc les cours d'histoire de l'architecture au second semestre, une fois mon russe fluidifié... Après m'être assuré de pouvoir revenir sur ma décision quant à la seconde proposition, j'opte pour suivre les cours avec les autres étudiants.


Cours surprise :


Ce matin, je pars en cours de terminologie mécanique, le décanat m'attrape en chemin et me conduit aux labos. Il me présente vite fait un barbu, et me conduis devant un amphi. Je comprends alors que le jour tant craint est arrivé, j'assiste à ma première conférence en russe !! Après dix petites minutes d'attente dans le couloir, on entre dans la salle. Comme vous le savez peut être, je suis allergique aux places du premier rang depuis les cours d'histoire du lycée. Je m'installe donc dans le premier tiers de la classe contre le mur. Le professeur pénètre les lieux... et je sens comme un flash-back dans la grande époque de l'école de la république ! Tout le monde se lève, le prof attends un peu puis nous autorise à nous asseoir. Il saisi alors du bout des doigts un torchon poussiéreux au possible et le tend devant lui. Une fille se lève et part le nettoyer. Le temps qu'elle revienne, il débute son discours d'accueil que je sens conforme en nombreux points à ceux que l'on entend en France.


Le cours commence, et le professeur perd son air sévère pour nous raconter* son cours. Je suis content, sans forcément comprendre chaque mot, je comprends bien le contenu de la première partie. Elle traite les caractéristiques mécaniques des bétons armés. Les schémas sont clair, et l'universalité du raisonnement scientifique traduit les mots obscures. La seconde partie me pose un peu plus de difficultés. Il s'agit de généralité sur les procédés de construction. Je réalise alors les progrès que j'ai déjà fait en russe, car la plupart des mots compris m'ont était appris durant mes cours intensifs de russe technique. Heureusement, à la fin du cours, chacun peut récupérer le diaporama.

L'intrusion des cours d’ingénierie dans mon emploi du temps réduit considérablement le temps disponible pour les cours de langue. J'en discute avec la chef du département de "Russe langue étrangère" et on modifie ensemble mon planning. Elle se tiendra informée du contenu des cours afin de faire correspondre au maximum les thèmes abordés en cours de langue et en cours techniques. C'est le pied !



Comment soigner un Rhume en 48h

Un satané rhume s'est déclaré Dimanche matin dans mon organisme. Et quand je dis rhume je parle du vrai, celui qui fait perdre 1/2 livre de mucus dès que l'on se mouche ! Figurez vous que en Russie ils ont tout l'attirail pour lutter contre. Dont la généralissime Aflubine. Je dépose cinq gouttes au fond d'une cuillère, à peine posée dans ma bouche, je sens un courant d'air entre mes dents et reconnait cette sensation caractéristique des alcools très forts. Cette sensation est suivi d'un goût familier bien qu’innommable. Je lis alors l'étiquette : 59 % Vol. d'alcool, gentiane et deux trois autres trucs, tout s'explique...

Je ne pense pas que le médicament soit le seul responsable de ma guérison, mais associé aux 2 L de thé quotidiens, à la cuillère à soupe de miel toute les deux heures, et aux 4 oranges par jour, il à miraculeusement bien fonctionné.



*J'ai toujours pensé qu'un bon prof ne "donnait" pas un cours mais qu'il le "racontait".

samedi 24 septembre 2011

Troisième Semaine

Intégration

L'université de dispose pas de CAPA (Comité d'Accueil aux Premiers Arrivants), comme l'Ecole des Mines de Douai. Il n'y a pas de soirées organisées à la résidence ou de parrainage. Bref, on est très loin de l'atmosphère initiatique des Grandes Ecoles Françaises. Ici les gens vont en cours - point. Pour l'instant, seuls les élèves des première, deuxième et troisième année ont fait leur rentrée. Les gens de la résidence sont assez jeunes, Timour mis à part, ils ont entre 17 et 19 ans. Je me suis bien sûr fait quelques amis avec qui je passe mes soirées et mes après-midi libres. Mercredi prochain c'est soirée étudiante, j'ai acheté mon billet il y a une semaine. J'avais vraiment hâte d'avoir un aperçu des nuits sibériennes, mais les derniers échos que j'ai eus ne sont pas tout roses... Il semblerait que la boîte soit principalement squatter pas des gamin(e)s de 17-18 ans. Bwarf... Si ça se confirme, je peux toujours sortir ailleurs !

Mes potes Costia et Denis sur une terrasse de la "Cité-Europe" locale

Apprentissage de la Langue

Ça fait déjà 20 jours que je suis en Russie, comme je l'ai déjà indiqué précédemment, le mois de septembre est exclusivement consacré aux cours de langue, au rythme de 16h de cours individuel par semaine, je pense avoir déjà fait pas mal de progrès, et j'arrive à tenir une conversation sur des sujet plus ou moins simple. Néanmoins, je ne me sens pas encore suffisamment prêt pour le début des cours classiques. Je suis donc passé à la vitesse supérieure en pratique de la langue !

Je fréquente maintenant deux assoces : un club théâtre, et un club de jeunes étudiants. Le club théâtre prépare un genre de sketch' pour un concours. C'est son président qui m'a contacter. Il pense qu'un français parlant russe avec un accent peut avoir un potentiel comique. Les réunions sont une fois par semaine. Quant au club de jeunes, il réunis des élèves de première et deuxième année je pense qui joue de la guitare dans la bibliothèque du rez de chaussé... Ils sont sympas, certains sont vraiment intéressants et ça me donne une occasion de jouer un peu de musique. Je songe quand même à acheter une guitare d'occase pas trop "toute pourrie" pour la revendre ensuite à mon départ... Je devrais m'en sortir pour 80 € d'investissement, et je pense pas qu'elle décotterra beaucoup en six mois ou un an....

Je me suis mis aussi à matter la masse d'épisodes des simpsons en russe... Je vous met ici un extrait pour que vous puissiez apprécier la qualité des doublages^^.

Festival Interra

Un assez gros festival de se déroule en ce moment à Novossibirsk. Je n'ai pas très bien compris le concept (les affiches parlent d'un rendez vous pour l'innovation et la culture dans la jeunesse), mais on y voit des mimes, des pièces de théâtre de rue mais aussi des concerts, des ateliers de perles et même des conférences sur les methodes de calcul informatique pour la construction. C'est vaste, mais super intéressant et il y a foule dans les rues. Malgrès la météo capricieuse aujourd'hui, je compte y retourner.

Ici, le site du festival

Ces curieuses statues semble avoir envahi le centre ville



Pièce de théâtre qui décrit comment l'animal devint homme

Plus de photos sont disponibles dans l'album du Blog, c'est à un clic d'ici, juste sur le diaporama en haut à droite.

jeudi 15 septembre 2011

Dans les rues de Novossibirsk

Dans quoi me suis-je encore fourré ?


"В России две беды: дураки и дороги"
-Adage populaire-

Le truc qui choque quand on arrive en Sibérie, c'est l'état des routes. Des trous partout... La principale raison de ce problème tient dans l'alternance des conditions extrêmes. Les variations annuelles courent sur une plage d'une petite cinquantaine de degrés Celsius*, alors que le revêtement de chaussée semble en tout point comparable avec les enrobés utilisés en France. L'architecture de mon quartier est hyper-stalinienne et d'immenses résidences cubiques semblent avoir germées autour du centre-ville laissant parfois apparaître un pâté de datcha.

Les datchas sont un peu l'équivalent de nos jardins ouvriers avec une vraie résidence secondaire. Je ne sais pas du tout si il s'agit à Novossibirsk de résidences secondaires ou principales, mais elles ressemblent beaucoup à celles que j'ai vues en photos et dans les films. Entre les immeubles, on trouve presque systématiquement un petit parc de jeux pour les enfants, disons plutôt un genre de terrain plus ou moins vague doté de quelques balançoires. Les abords des résidences sont parfois fleuris, parfois laissés à l'abandon. il est assez amusant de d'observer la récup' dans ces petits parcs.

D'autre part, la présence de déchets dans les zones un peu à l'écarts des routes est consternante. Il faut dire aussi qu'ici les gens ne font pas forcément très attention à leur environnement, et nombreux sont ceux qui après s'être saouler à l'abri des regards indiscrets, n'hésitent pas à laisser leur cadavres là où la marmaille va venir jouer le lendemain.

Le côté qui brille


Le centre ville est assez joli, la ville n'a bien sûr pas le charme des petits centre ville historique européen, mais il est très agréable de s'y promener. On est rarement loin d'un espace vert et beaucoup de monuments sont remarquables par leur architecture. Il y à bien sur plus de beau monuments que ceux ci, mais je ne les ai pas encore pris en photo.


La Bibliothèque
Le Théâtre

Elle est dotée de deux lignes de métro et d'une multitude de lignes de bus, de tramway, de trolleybus et de taxibus...
Un joli immeuble


La nomenclature des rues sent bon la nostalgie soviétique : l'axe principal est "красний проспект" (l'avenue rouge), les stations de métros portent les noms de Lénine, Marx, Octobre... c'est assez amusant...

La nuit, les bâtiments se colorent et tout devient un peu sur-réel, j'ai vraiment du mal à me convaincre que la "Chicago Russe" est au centre de l'Asie et cela nous démontre encore une fois que la frontière entre l’Europe et sa voisine est bien floue.





*(la moyenne des températures maximales atteint 26°C en Juillet alors que la moyenne des températures minimales est de -20° en Janvier)

vendredi 9 septembre 2011

Premiers Jours

Voilà ! Comme rien de fou ne s'est passé cette semaine, je me permet de vous décrire un peu mon quotidien de ces premiers jours en Russie.

Équipement

Mon parc matériel s'élargit chaque jour un peu plus, ma chambre est maintenant équipée d'un grand réfrigérateur et d'une connection internet. J'ai même récupéré une plaque chauffante. Tout ce matériel est loué pour une somme assez modique. J'ai aussi acheté une carte SIM russe et un peu de vaisselle. La carte SIM semble être une bonne affaire, j'ai mis l'équivalent de 2€50 de crédit dessus et je peux téléphoner plusieurs heures en national.

La résidence n'est pas équipée de machines à laver, c'est donc à la main que se feront les lessives...

Les Gens

J'ai fait la connaissance de plusieurs résidents, comme je l'avais déjà remarqué en Allemagne, être français permet de démarrer avec un préjugé très favorable... 

Vous souvenez vous de mes pronostics sur la population de la résidence ? bah je n'étais pas très loin. J'ai rencontré des étudiants venant de pays dont je ne sais presque rien (Kazakhstan, Mongolie) et de pays dont même la position sur une mappemonde me laisse perplexe (Tajikistan, Kirghizstan). Il est étonnant de voir que tout ces gens parlent nativement le même russe avec apparemment moins de disparité que le français de France et celui de Belgique, le système éducatif soviétique est passé par là. J'ai aussi rencontré un tchétchène, c'est un homme petit et trapu. Il porte la barbe taillé selon la tradition et a toujours l'air goguenard.

Un étudiant indien nous a rejoint hier : le point positif, c'est que je peux échanger avec quelqu'un en anglais. Le point négatif, c'est que je peux échanger avec quelqu'un en anglais ! J'avais donc peur de céder à la facilité et de ne parler plus qu'avec lui. En fait, comme il ne parle pas du tout russe pour l'instant, je  lui sers d'interprète pour ses tâches administratives et je l'ai introduit dans mon groupe d'amis, celà multiplie les occasions de parler en russe.

J'ai parfois droit à des question assez étranges, on m'a demandé avec le plus grand sérieux du monde pourquoi je ne suis pas venu en voiture ! Les russes sont aussi assez surprenants par l'absence de tabous dans leurs sujets de conversation : j'ai ainsi été assez géné quand la redatrice du journal de l'université (le Vitamine local) m'a demandé à combien s'élevé ma bourse d'état, j'ai éludé la question en prétendant que je ne connaissait pas encore le montant, force m'est d'avouer que je ne souhaité pas me voir collé l'étiquette de l'étudiant assité de l'état. ni celle du fils de bonne famille à qui papa a offert un voyage d'études.

Les cours

Mon pote Timour après avoir coupé sa barbe
Comme je le disais dans mon message précédent, le mois de septembre sera uniquement constitué de cours de russe. J'ai trois professeurs particuliers : Une pour la grammaire, une pour le vocabulaire technique de l'architecture et de la construction, et une pour celui des matériaux et de la métallurgie. Le volume horaire représente donc à peu prés 24 heures universitaires* de cours particuliers de russe par semaine ! j'ose même pas imaginer le prix que cela coûterait en France... Si on y ajoute mes échanges avec les autres élèves et mon travail personnel, je compte parler un russe correct d'ici la fin du mois.

L'emploi du temps de mes camarades est assez chargé : d'après ce que j'ai compris, le seul jour libéré de la semaine est le dimanche. Je comprends un peu mieux pourquoi ils ne sortent pas des masses.

Programme des prochains jours

Je compte visiter le zoo demain. je n'en ai entendu que du bien, attendez vous donc à un billet dessus avec je l'espère de belle photos.

*Le système éducatif russe fonctionne par tranches de 45min. Une tranche est appelée heure universitaire. Comme 45 minutes c'est trop court pour faire quoi que ce soit, ces heures sont regroupées en paire. Une paire représente donc 1h30 de cours. Une pause d'une durée de 15 minutes marque le passage d'une paire à une autre.

lundi 5 septembre 2011

Fête traditionnelle Cosaque

"век - жить, век - учись"
Adage populaire russe

J'ai fait une grossière erreur, j'ai confondu cosaque et kazakh... Je corrige donc l'article. Pour ma défense, le terme cosaque se dit en russe "Казаk" tandis que le mot kazakh se dit "Казах"


Mon premier week-end en Sibérie a été pour le moins culturel... Samedi, visite de la ville et découverte du métro (qui fera l'objet d'un prochain billet) avec mon homologue russe qui me remplacera à l'Ecole des Mines. Elle me propose une sortie culturelle le dimanche à l'occasion d'une petite fête cosaque. Friand de découvertes culturelles et curieux de découvrir une facette supplémentaire de la ville, j'accepte immédiatement... ... et bien m'en pris !

Qu'est-ce qu'un Cosaque ?

Alors tout d'abord, ne faite la même erreur que moi. Même si les deux mots ont des origines étymologiques très proches, le Kazakhstan n'as rien à voir là dedans. Les cosaques sont des soldats russes de l'époque du tsar. Quand j'entends ce nom de ce pays je vois des moustachus chevauchant le sabre à la main au travers d'une image d’Épinal jaunie. Je me rappelle aussi d'un film kirghiz diffusé sur Arte en décembre dernier (mais vous en avez cure, vous ne l'avez surement pas vu).

Premiers contacts

Je rejoins ma correspondante et son amie à l'entrée du parc où se situe la fête. Après avoir traversé un petit marché aux puces dont les étals présentent diverse médailles et insignes de l'armée rouge, quelques pièces de monnaie, une dizaine de samovars et deux-trois kalachnikovs, nous parvenons à la scène centrale. C'est vraiment une petite fête : 50 figurants tout au plus et peut être 150 spectateurs, mais l'ambiance y est. Nous sommes accueillis par des gens vêtus d'habits traditionnels.


Au début, je n'ose pas trop prendre de photos car j'ai peur qu'on me demande une rémunération. En fait la plupart des gens costumés appartiennent à une association et sont très heureux de partager leur culture je m'en donne donc à coeur joie.

L'atmosphère

Durant la première partie, différents groupes de chanteurs se relaient sur scène. Chaque groupe est très différent du précédent, du plus kitch' au plus authentique. Les chanteurs de la première catégorie ont des costumes brillants que l'on devine synthétiques et chantent sur un fond sonore pré-enregistré. Ceux de la seconde catégorie jouent dans des formations beaucoup plus petites (de 2 à 5 artistes) et  quand ils ne sont pas accompagnés à la guitare ou à l'accordéon, ils chantent a capella. La musique est très enjouée et laisse penser que les thèmes principaux sont légers et joyeux. Les costumes des femmes sont de longues robes satinée ou fleuries. Les costumes des hommes sont bien sûr issus de la tradition militaire cosaque. Un jeune homme porte une tenue digne des campagnes napoléoniennes tandis que beaucoup de spectateurs portent des treillis synthétiques identiques à ceux que vous trouveriez au rayon chasse de votre magasin de sport préféré. La plupart des intervenants sont cependant habillés d'un pantalon bleu et d'une veste kaki.



Les Activités

Après avoir mangé un plat assez simple principalement constitué de blé cuit et d'un "presque-pas" de viande, je découvre comment les cosaques s'amusent quand ils ne chantent pas. C'est pour le moins... disons... viril. La tradition militaire cosaque pousse la virilité à son paroxysme : tir à la corde, démonstration de sabre, concours de force en tout genre, duel à main nue et au poignard, pugilat collectif, lancer de couteaux... Le cosaque fait son devoir d'être toujours prêt au combat et aucune occasion n'est mauvaise pour montrer "qu'il en a".







La fin d'après midi

Alors que le public commence petit à petit à se retirer, que le matériel se range progressivement dans les fourgons, un accordéoniste entame un quadrille avec quelque danseurs.




Une fois la danse terminée, chaque couple se présente à l'accordéoniste et le remercie en chantant un couplet plus ou moins improvisé avant de le saluer. Danses et chants s’enchaînent les uns aux autres et la pensée collective murmure "allez juste une dernière". Mais la musique est plus forte que tout et chacun s’efforce de faire durer la fête encore le temps d'une chanson.

Au moment de partir, je discute rapidement avec un des artiste. Il me confie sa tristesse de voir si peu de monde participer à ce genre d'évènement. Je suis d'accord avec lui, mais je suis certain qu'un public plus nombreux aurait amoindri mon émerveillement.


Je finis ce billet en vous faisant remarquer la présence d'un petit diaporama en haut à droite de votre écran, il diffuse les photos que je prends ici et là au cours de mon voyage et qui n'ont pas forcément leur place dans un de mes récits. Je rappelle aussi qu'un simple clic permet d'agrandir les photos des billets.