Décembre s'est terminé avec la semaine des "зачет" (interrogations orales) qui, pour l'instant, se sont bien passés ! J'ai accumullé un retard terrible dans mes projets de cours mais avec l'aide de mes professeurs et de mes camarades de classe, ça devrait le faire !
Trajet.
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Ce vendredi, j'ai pris la route pour Biisk (Бийск) оù je vаis pаsser Nouvel-An chez mon ami Sascha. Une auto vient me cueuillir à la résidence. Je suis assez impressionné, car notre carrosse est un énorme 4x4 Toyota. Contrairement à ce que je pensais, ce ne sont pas les parents de Sascha qui nous conduisent, mais leur propre chauffeur ! Biisk se situe à 350 km de Novossibirsk, ce qui signifie plus de cinq longues heures de routes (dont les trois quarts de nuit) au millieu de la neige et du vent. Mis à part de rares sections "autoroutières" la route est semblable à une nationale non entretenue mais en plus large. Le marquage au sol est quasi-inexistant et les voitures ont tendance à se doubler n'importe comment. La nuit m'empêche d'apprècier le paysage, c'est dommage ! J'espère que le retour se fera de jour.
Ce vendredi, j'ai pris la route pour Biisk (Бийск) оù je vаis pаsser Nouvel-An chez mon ami Sascha. Une auto vient me cueuillir à la résidence. Je suis assez impressionné, car notre carrosse est un énorme 4x4 Toyota. Contrairement à ce que je pensais, ce ne sont pas les parents de Sascha qui nous conduisent, mais leur propre chauffeur ! Biisk se situe à 350 km de Novossibirsk, ce qui signifie plus de cinq longues heures de routes (dont les trois quarts de nuit) au millieu de la neige et du vent. Mis à part de rares sections "autoroutières" la route est semblable à une nationale non entretenue mais en plus large. Le marquage au sol est quasi-inexistant et les voitures ont tendance à se doubler n'importe comment. La nuit m'empêche d'apprècier le paysage, c'est dommage ! J'espère que le retour se fera de jour.
Arrivé à Biisk.
Je savais mon hôte aisé, fils d'immigré corréen qui semble à réussi dans la construction, son père posséde une entreprise de construction, plusieurs restaurants et d'autres choses encore. Bien qu'habitué aux grandes maisons, je ne peux m'empêcher d'avoir un choc en entrant. c'est juste gigantesque. Les plafonds du rez de chaussée culminent à 4m au dessus du sol, un home cinéma gigantesque trone dans le salon et le sapin de Noël est sûrement le plus gros que j'ai pu voir à l'intérieur d'une maison. Après une légère collation, Sascha me propose de prendre un bain russe.
| Vetniki en cours de séchage, c'est avec ceci que l'on se fouette vigoureusement dans le bain. |
Ayant déjà entendu parlé de cette spécialité locale et avide d'experiences nouvelles je m'empresse d'accepter. Comme beaucoup de russes possédant leur propre maison, ils possèdent aussi leur propre "Bannia". C'est une petite annexe de la maison, le plafond y est très bas : moins de 2m visiblement, puisque j'arrive à le toucher du front en décollant les talons du sol, a contrario de son cousin scandinave (le sauna) l'atmosphère de la bannia est humide, on peut donc le rapprocher du Hammam. Moins de 15 minutes plus tard je me retrouve dans une situation assez inhabituelle, me voilà allongé sur une planche en bois, dans une pièce chauffée à 70°C, mon ami me fouette avec des branches de saule. Nous ne portons en tout et pour tout qu'un simple bicorne de feutre. Je n'ai pas pris de photos mais je vous laisse imaginer la scène ! Une fois bien battus, nous nous versons des sauts d'eau froide sur la tête. Malheureusement, l'eau n'est pas suffisament froide pour nous raffraichir, nous sortons donc nous rouler dans la neige.
Après celà, il est necessaire de détendre la peau afin qu'elle ne souffre pas trop des variations de temperature. A cette fin nous utilisons une longue pièce de tissu rectanglaire munie de poignées aux deux bouts. Je m'en veux de ne pas l'avoir prise en photo, car c'est super ingenieux pour se laver le dos...
Première journée à Biisk
Après une bonne nuit de sommeil dans le bureau de Konstantin (le père de Sascha), nous zavtraquons* avec une kacha de riz. Nous prenons ensuite le bus pour visiter la ville. La neige tombe drue, mais étant bien couvert, celà ne me pose pas de problèmes. À l'instar de St Pétersbourg, la ville de Biisk est une ancienne forteresse fondée par Pierre 1er. Elle est habitée par 200 000 Biscailloux**. Fait étonnant, alors que toutes les villes de Russie possède leure propre statue de Lénine, il n'y a qu'à Biisk qu'il porte la Chapka !
Et voici quelques photos :
| La Statue de Pierre Ier (Fondateur de la ville) |
| L'opera-théatre de Biisk |
| Deux statues Biiskerages avec de la neige dessus |
| Lenine sous sa Chapka Biiskarosse |
| Magasin et banque biscornus ayant brulés en 2009 (?)... Un peu post apocaliptique non ? |
Ce soir, nous fêterons Nouvel-An, pour les russes, c'est l'équivalent de notre Noël, la petite fille de glace et le père de givre apportent les cadeaux aux enfants et les déposent sous l'arbre de nouvel an. Le Noël Orthodoxe, qui aura lieu la semaine prochaine reste une fête très religieuse et n'est pas fété par tout le monde.
Edit : En fait, j'ai presque pas eu internet, je vais donc poster petit à petit !
À Suivre...
*francisation du verbe "завтракать" : prendre le premier repas de la journée.
** Evidemment c'est de la déconne, je ne sais pas comment se nomment les habitants de Biisk en Français !



