samedi 14 juillet 2012

Voyage en Altaï (partie 2)

Le Lac Aïa

Après nos abluvions dans le bain russe, nous prenons le taxi pour le lac Aïa. Une demie heure plus tard, nous atteignons un petit parking a proximité de la Katun. Un pont suspendu permet de rejoindre l'autre rive.


Pont suspendu enjembant la Katun

Comme vous le voyez, le pont peut être emprunté par des voitures. Arrivé de l'autre coté, je suis surpris que l'on me demande un péage. Il n'est indiqué par aucun panneau avant le pont et nous pouvons faire demi tour si nous ne voulons pas payer. Celà ressemble beaucoup plus à un prix d'entrée sur la zone qu'à un réel péage. Soit, nous payons nos dix roubles chacun, mais je râle pour la forme. Après avoir monté un escalier d'un peu plus de 200 marches, nous arrivons a proximité du lac. Là, des gardiens nous demandent 100 rouble par personne pour acceder au lac ! Nous leur faisons remarquer que la base nautique est déjà fermée et qu'il en sera bientôt de même pour le parc. Finalement, 50 roubles suffisent à les soudoyer pour nous faire entrer par un portail de service. Le lac est enfin en vue !


"Aïa" signifie "lune" en langue altaï, les anciens pensaient que le lac a été formé un jour où la lune descendit sur terre. Situé à une altitude de 280 m au dessus du niveau de la mer et à environ 60 m au dessus de celui de la Katun, aucune rivière ne l'alimente et aucune n'en évacue l'eau, l'eau y est donc très pure. D'une surface de 9 hectares et d'une profondeur maximale de 21 m, ce lac est un lieu de vilegiature très prisé par les sibériens. Il n'as plus grand chose de sauvage. Après nous êtres baladé un peu, nous rejoignons un centre touristique où Emile (un ami de Baïaru) fête son anniversaire.

Anniversaire de Emile (le mec assis à ma droite)

Lac Mangerock


Le lendemain, nous nous préparons à aller sur le lac Tchemal. Malheureusement, la météo est mauvaise et nous nous rabattons sur le Lac Magerock un peu plus proche. Moins "balnéaire" que le lac Aïa, il en reste un lac assez touristique. Nous y prenons le télésiège pour atteindre le sommet de la montagne voisine. Après 30 minutes suspendu à 20m du sol, nous arrivons sur place.

Emile, Anna et Baiaru sur le télésiège

Vue sur le lac Mangerock

Les conditions météos sont vraiment execrables, nous nous balladons un peu au sommet de la montagne, on y trouve une reconstitution d'une cabane chamane où un type vends des grigris en costume traditionel, un brin touristique quoi...

A proximité du sommet, nous trouvons un arbre dans lequel sont noués de petits rubans de textiles. C'est une tradition altaï.


Nous nous arretons sur le chemin du retour pour manger de la nourriture altaï. Les altaï adorent la viande, nous commandons donc un échantillons de nourriture traditionnelle. En entrée, nous avons droit à une salade de "kan". Il s'agit d'une salade normale agrémentée de petits morceaux de viande, très sombres et d'une texture proche de celle de la mousse au chocolat. Il s'agit en fait de sang de mouton cuit dans le lait et battu (c'est bon quand même). Nous mageons aussi du saucisson de cheval qui n'a rien a voir avec celui vendu en france, la viande est beaucoup plus forte, on croirait manger du gibier. Surviennent alors les tripes de moutons et une autre viande dont je n'ai même pas été capable de deviner la provenance. Le tout arrosé d'une tasse de lait (de chêvre ?)  fermenté et d'un alcool de lait au goût proche de la fumée de feu de bois.


Malgrè le caractère peu commun de tout celà, nous fîmes ventre plein.

Conclusion

Le voyage touche malheureusement déjà à sa fin, et je m'en veux un peu de ne pas avoir su m'organiser pour y passer plus de temps. Je comptais aller en Altaï pour me promener dans la nature sauvage et finalement je n'ai fréquenté que des zones assez touristiques. Je ne regrette rien cependant, car j'y ai fait la connaissance de gens adorables qui m'ont beaucoup appris de leur traditions.

C'est sûr, je passerai mes premiers congés payés en Altaï !


jeudi 12 juillet 2012

Voyage en Altaï


Dans le Train

J'entre pour la première fois dans un train russe et je note déjà de multiple différence avec la France. Le train semble plus haut sur roue, après avoir fait l'hypothèse d'une adaptation en raison des hauteurs de neige possibles dans la région, je me rends à l'évidence... ...c'est le quai qui est plus bas ! (je reste quand même persuadé que le train est plus haut qu'en France...). Nous ateignons nos places, comme nous avons acheté nos billets tard, nous avons les couchettes du dessus dans le "compartiment" à coté des "commodités".


Exterieur du train vu du quai... 
Vue du Wagon


Nous faisons rapidement connaissance avec nos voisins, très agréables, il s'agit d'une dizaine de russes originaire du sur de l'oural. Il's partent pour 3 semaines en rando dans l'Altaï avec leurs enfants. Alors qu'ils s'absentent pour acheter de l'alcool, nous en profitons pour faire quelques photos. Je m'aperçois que sur le livre que j'ai emprunté à la bibliothèque sont indiqués deux prix : 42 kopeks (prix de 1975) et 890 roubles (années 90), témoins de l'infaltion consécutive de la chute de l'URSS.

Rappellez vous qu'un rouble vaut 100 Kopeks



Mon esprit vagabonde quand l'anachronisme d'une sonnerie de téléphonne me saisit hors de cette ambiance aux effluves soviétiques. Le train s'agite, nous partons. J'espère que le train se déplace suffisemment vite pour rejoindre de beaux paysages avant la tombée de la nuit. Au moment où nous entammons nos buterbrot, nos voisins réunis dans le compartiment voisins entonnent des chants russes. J'en viens à jalouser un peu leurs enfants, qui chaque année partent en vacances dans une ambiance bien différentes des "Courtepailles" de nos aires d'autoroutes !

La nuit se passe... La couchette sur laquelle je dors est évidemment trop courte et pas assez large pour moi. Le voisin du dessous s'est endormi tout habillé sur sa couverture, c'est son épouse qui l'a bordé hier soir. Quelques litres de bière aidant, il a malgré tout bien dormi, si bien qu'il en a ronflé toute la nuit ! Le paysage avoisinant Biisk me fait curieusement penser à la maison (les routes en moins)... Il est plat, plutot agricole et ponctué de bosquets.

Dans le Bus

Arrivés à Biisk, nous prenons nos billets de Bus pour rejoindre Gorno-Altaisk, je rattrape une heure et demie de sommeil à cette occasion. Le paysage se vallonne quelque peu des que nous passon la frontière entre le Krai-altaï (en république de russie) et la république d'Altaï. La météo n'est vraiment pas terrible et je m'aperçois de l'erreur commise en venant en Altaï un Lundi matin, si nous étions arrivés Vendredi soir, nous aurions gagnés deux jours sur place...

A la gare routière de Gorno-Altaisk, nous retrouvons Bayaru. Jeune fille altaï de 19 ans qui nous héberge gracieusement. Elle nous emmene en autobus jusque chez elle à Maïma, village dans la "banlieue" de Gorno-Altaisk. Il faut savoir que Gorno-Altaisk est pour ainsi dire la seule ville de l'Altaï. Elle regroupe quelques 50 000 habitants, soit le quart de la population de la République. Vous comprenez donc que nous sommes dans une région assez peu peuplée et qu'une fois sorti de la ville, tout n'est plus que villages, forết, lacs et montagne.

A la maison


La Maison de Bayaru

L'interieur avec un beau jeune homme qui passe l'aspirateur


Bayaru vit dans une maison de bois avec son père (pompier) et sa mère (vendeuse chez S7). Malgrè l'apparence modeste de la maison, la famille semble vivre confortablement. La maison est dépourvue de douche, mais possède un bain russe (ce qui me semble beaucoup mieux). Pendant que le bain chauffe, Bayaru nous montre ses photos de famille. Son père et sa mère sont altaï. Son père pratique la langue et part chasser chaque hiver pendant plusieurs jours sans revenir à la maison, parfois à cheval.Il à servit dans les parachutistes et semble en excellente forme physique sur les photos. Malheureusement, nous ne le rencontrerons pas au cours de nôtre séjour. En regardant les photos est en écoutant Bayaru nous expliquer diverses traditions de son peuple, j'ai l'impression d'être dans un documentaire de "Arte" sans la télé entre moi et le sujet...Comme le bain n'est toujours pas chaud, nous partons faire un tour dehors et découvrons les rives de la Katun




Son écosystème...



Sa faune...

....et sa flore !



Connaissant la réputation de la région, la présence de canabis en plein air n'est pas étonnante, c'est plutôt son emplacement, il pousse vraiment sur le bord de la route comme une mauvaise herbe au millieu des bleuets et des coquelicots.

Une fois notre bain pris, nous partons pour le lac Aïa


dimanche 8 juillet 2012

Préparation du Voyage en AltaÏ

Comme dis dans mon dernier billet, je pars ce soir dans l'Altaï...

L'Altaï

L'Ataï est une chaine de montagnes qui recouvre la région où se rejoignent le Kazakhstan, la Mongolie, la Chine et la Russie. C'est une des régions les plus sauvages de la planète, de vastes zones de ce territoire sont encore vierges de toute traces humaines et on y trouve de multiples espèces animales et végétales rares. Il s'agit d'une république de la Fédération de Russie. Ses habitants ont donc leur propre nationalité en plus de la citoyenneté russe (car les notions de nationalité et de citoyenneté sont distincte en Russie). L'Altaï est habité par le peuple Altaï, le peuple altaï est l'un des nombreux peuples habitant en Russie. Ses habitant parle en Altaï, une langue très différente du russe et plus proche du turc (en 1989, 60 000 habitants déclaraient l'altaï comme langue maternelle).

J'arrête là le point wikipedia.

Ce que l'on va y faire

J'ai décidé de partir dans l'Altaï histoire de profiter de mes derniers jours sur le territoire russe pour faire quelque chose de vraiment interessant. J'ai la chance d'avoir un bon ami ("Amyr") qui habite dans cette région. Malheureusement, son stage l'empêche de venir avec moi sur place. Il m'a cependant présenté à Baïaru, une fille qu'il connait à Gorno-altaisk et que se propose de nous heberger moi et mon amie Anna. Sur place, nous rejoindrons Ilya, un autre ami de Amyr. Ilya à une amie qui habite sur le lac Teletskoïe. De là, nous devrions pourvoir effectuer une excursion dans une nature un peu plus sauvage. Nous comptons aussi voir les lac Aïa et Tchemal. J'ai eu l'occasion de rencontrer tout ces gens... et je m'aperçois une fois de plus qu'en russie, avoir un ami bien placé permet de faire de rudes économie, mais surtout de rencontrer des gens super interessant.


Nous prenons le train ce soir à 17h46, heure moscovite. Ça déroute un peu au départ, mais dans les gares russes, tout les horaires sont à l'heure moscovite (i.e. heure de Novossibirsk -3). Nous voyagerons donc de nuit en Platzkart, c'est à dire en troisième classe. Vers 6h du matin, nous devrions arriver à Biisk (ou j'ai passé Nouvel-An) puis nous prendrons le bus pour arriver à Gorno Altaïsk. J'ai hâte d'effectuer ce voyage ferroviaire, on m'a toujours dit que l'âme russe se trouvait dans les train.. J'espere que la bréveté de mon trajet ne m'enpêchera pas d'en avoir un aperçu !


Agrandir le plan

Voilà un billet un peu court, mais c'est juste pour coucher ma vision a priori de l'Altai, pour plus facilement la comparer avec mon expérience de la semaine prochaine.

Fin de Scolarité

Dès les premiers jours de Mai, une évidence me frappe... C'est bientôt les exams ! En effet, il auront lieu du 9 au 23 Juin. Cette prise de conscience aussi soudaine que violente me rappelle aussi que je n'ai toujours pas  organisé mon départ de Sibérie.

Les Exams


Commençons par le plus urgent : les évaluations de fin d'année. J'en ai beaucoup... Presque trop ! En fait, comme j'ai choisi moi même mes matières en début d'année, et que j'ai plutôt choisi des matières fortement coéficientées, je me retrouve avec peu de "зачет" (zachiet)* , beaucoup d'examens écrits et pas mal de projets. 2 zachet, 5 examens, 4 projets alors que mes camardes ont généralement 6 zachet pour 3 examens et 3 projets.Sans rentrer dans le détail du déroulement de mes examens voici le détail de mes notes (dont je suis assez fier je l'avoue !)

Zachet

Construction en bois - Validé
Rédaction de devis - Validé

Examen et projet

Technologies de construction - satisfaisant
Mecanique de la construction - satisfaisant
Béton armé - Bien
Organisation de chantier - Bien
Fondation- Excellent

Vacances !


Forcément, nous avons fété la fins des examens à de multiples reprises
Au Slova...

...au Chesse...

... à la Plage
...Et encore au Slova !


Je m'interroge parfois sur ma fréquentation du bar slova... Le personnel m'y tutoit, j'ai une carte de fidélité numérotée (avec un numéro inferieur à 150) et j'y rencontre toujours des gens que je connais...

Mais aussi de manière un peu plus culturelle. Ballade en forêt à Akadem Gorodok et rencontre avec un Mamouth :








Comme vous le voyait sûrement, la photo du pic-vert noir et blanc a été retouché... Car j'ai décidé d'apprendre a faire un peu de retouche photo pour ne pas m'ennuyer en vacances. Le résultat n'est pas terrible mais c'était un premier essai. Voici l'originale. Mais j'ai fait mieux aussi... regardez :





Ce début de periode estival est aussi marqué par de nombreux départs, dont celui de Timour mon ami dagestanais et de notre amie Tanya (que vous avez pu apercevoir sur diverses photos de la Monstratsya).




Préparation du départ :


J'avais fais les plans les plus fous pour mon retour : rentrer en train, aller sur le lac Baïkal, passer une semaine à St Pet' ou à Moscou... Finalement, comme je suis pauvre, que je pensais avoir des rattrapages jusque début juillet, que personne ne pouvait m'accompagner dans mon périple, j'avais décidé de laisser tomber tout ça et de passer un peu de temps avec mes amis à Novossibirsk avant de décoller pour Brussel le 20 Juillet...

Finalement, j'ai pas eu de rattrapages, la plupart de mes potes sont en stage, je donc commence un peu à m'ennuyer à Novossibirsk. J'ai décidé de partir pour l'Altaï demain soir ! 

A Suivre....

*interrogations orales